La Belgique continue de confirmer sa réputation de pôle d’innovation en chimie, pharma et biotechnologie. Selon les chiffres les plus récents, 1 096 demandes de brevets belges ont été déposées l’an dernier auprès de l’Office européen des brevets (OEB) dans ce domaine. Il s’agit du deuxième niveau le plus élevé jamais atteint, juste en dessous du record établi en 2024.
Le secteur de la chimie et des sciences de la vie occupe ainsi une place exceptionnelle dans le paysage belge de l’innovation. Pas moins de 43 % de l’ensemble des demandes de brevets belges concernent la chimie, la pharma ou la biotech. Cela représente la part la plus importante parmi tous les secteurs technologiques.
En moyenne, les entreprises, universités et institutions de recherche en Belgique déposent trois demandes de brevets par jour pour des innovations dans ces secteurs. Cela souligne le rythme d’innovation soutenu et le fort ancrage de la recherche et du développement dans notre pays.
Dans le top 10 mondial et le peloton de tête en Europe
À l’échelle mondiale, la Belgique figure parmi les dix pays comptant le plus grand nombre de demandes de brevets en chimie et sciences de la vie. Au sein de l’Union européenne, seuls l’Allemagne, la France et les Pays-Bas enregistrent davantage de demandes. Le fait marquant reste toutefois la part sectorielle de 43 %, un niveau inégalé dans le monde, qui met en évidence l’orientation stratégique de la Belgique vers cette industrie.
L’industrie et les institutions de recherche se renforcent mutuellement
Du côté des entreprises, Syensqo se distingue comme le principal innovateur belge, avec 210 demandes de brevets. Umicore (150) et Unilin (138) figurent également dans le top cinq. Ensemble, ces trois entreprises du secteur représentent près de la moitié de l’ensemble des demandes de brevets belges en chimie et sciences de la vie.
Par ailleurs, il est frappant de constater que cinq des dix principaux déposants de brevets belges sont des universités ou des institutions publiques de recherche. Cela confirme l’importance cruciale de la collaboration entre le monde académique et l’industrie au sein de l’écosystème d’innovation belge.
Ann Dierckx, directeur Innovation et économie circulaire chez essenscia : « Le nombre élevé de demandes de brevets confirme que l’innovation reste un pilier fondamental du secteur belge de la chimie et des sciences de la vie. Les entreprises et les institutions de recherche et académiques continuent d’investir de manière ciblée dans la recherche et la technologie, avec des solutions qui répondent à des besoins économiques ainsi qu’à des enjeux sociétaux plus larges. Cela se traduit par une position d’innovation solide et durable pour la Belgique. »
