essenscia, la fédération sectorielle de la chimie et des sciences de la vie, déplore l’action syndicale menée aujourd’hui dans des entreprises pharmaceutiques à Puurs. D’autant que les syndicats menacent de nouvelles actions de grève sectorielles dans les prochaines semaines. « Dans la crise économique actuelle, notre priorité commune doit être de préserver les emplois industriels en Belgique. Cela ne peut se faire que par la concertation et la collaboration. Nous demandons aux syndicats de mettre fin à leurs actions et de reprendre le dialogue social », déclare Yves Verschueren, administrateur délégué d’essenscia.
Le secteur de la chimie et de la pharma traverse la plus grave crise économique depuis des décennies. Les entreprises doivent se battre pour leur survie, avec une compétitivité mise à mal par des coûts énergétiques extrêmement élevés, une concurrence internationale effrénée et des réglementations complexes. Après dix années de croissance continue de l’emploi dans le secteur avec la création de quelque 12 000 emplois, la tendance s’est inversée et inquiète, avec des pertes d’emplois et des annonces de restructuration.
Yves Verschueren, administrateur délégué d’essenscia : « Malgré ce contexte difficile, nous avons présenté aux syndicats une proposition équitable s’inscrivant dans la lignée des années précédentes, avec un pouvoir d’achat accru pour les travailleurs, notamment via des chèques-repas plus élevés. Tout le monde comprend que l’industrie en Belgique et en Europe est sous forte pression. Si nous voulons sortir de cette crise, nous devons la traverser ensemble. Car le vrai défi est là: comment pouvons-nous garantir l’avenir de l’industrie chimique et pharmaceutique dans notre pays et préserver l’emploi de ses 100000 travailleurs ? C’est cette discussion que nous devons mener, dans l’intérêt de tous ceux qui travaillent dans le secteur ou travailleront pour celui-ci. »
La fédération sectorielle essenscia appelle donc à reprendre le dialogue social le plus rapidement possible. Les syndicats ont en effet quitté la table des négociations après deux jours de concertation et ont introduit un préavis de grève sectorielle, en plus des journées de grève nationales déjà prévues fin novembre.
Ces actions sont contre-productives pour tout le monde : elles causent des dommages économiques aux entreprises, sapent la confiance des investisseurs en Belgique et à l’étranger, et affaiblissent encore davantage la position concurrentielle internationale du secteur de la chimie et de la pharma. essenscia en appelle au sens des responsabilités de tous les partenaires sociaux afin de poursuivre, autour de la table, les discussions sur la nouvelle convention collective sectorielle.
