L’Observatoire de l’industrie pharmaceutique (OFI) a officiellement lancé un nouveau cycle de travail. Sous l’impulsion du ministre fédéral de l’Économie David Clarinval, les représentants des pouvoirs publics, du monde académique et de l’industrie biopharmaceutique – représentée par pharma.be, bio.be/essenscia et HST – collaboreront à nouveau afin de suivre et de renforcer la position concurrentielle de l’un des secteurs économiques les plus importants de Belgique
Le secteur biopharmaceutique est un pilier stratégique de l’économie belge. Il figure parmi les principaux investisseurs en recherche et développement, avec 40 % des investissements privés en R&D. Il génère 45 000 emplois à haute valeur ajoutée et met des médicaments et des vaccins à la disposition des patients en Belgique et à l’étranger, avec des exportations d’une valeur de 72 milliards d’euros. Il contribue donc de manière substantielle à la croissance économique et à la création de prospérité dans notre pays. Dans le même temps, le secteur est aujourd’hui confronté à des défis majeurs dans un environnement international en mutation rapide, marqué par une concurrence mondiale croissante, des tensions géopolitiques et une compétition toujours plus vive pour attirer des investissements en recherche, développement et production.
La relance de l’OFI confirme l’engagement du gouvernement fédéral et du ministre David Clarinval à soutenir durablement la compétitivité du secteur biopharmaceutique belge et à préserver l’attractivité de la Belgique pour les investissements dans la recherche, les essais cliniques, la production ainsi que le lancement de nouveaux médicaments.
L’une des principales missions de ce nouveau cycle de travail consistera à développer un instrument structurel permettant de suivre la compétitivité du secteur. À cette fin, le SPF Économie élaborera, en collaboration avec l’OFI, une première étude d’ici la fin de l’année 2026. Celle-ci devra aboutir à la création d’un tableau de bord de la compétitivité du secteur biopharmaceutique belge. Une attention particulière sera notamment accordée à l’évolution du nombre d’essais cliniques, aux exportations et aux nouveaux projets d’investissement, chaque indicateur étant comparé à la situation dans d’autres pays européens, aux États-Unis et en Chine. Ce tableau de bord sera ensuite régulièrement actualisé et progressivement développé afin de devenir un instrument de référence pour les décideurs politiques et les parties prenantes du secteur.
David Clarinval, Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie: « La Belgique est aujourd’hui une référence mondiale dans le secteur pharmaceutique. Nous devons tout faire pour conserver cette position et la renforcer. L’ensemble des participants présents à la rencontre ce matin a souligné l’urgence d’agir. Cela suppose de regarder les faits en face : où sommes-nous performants, où perdons-nous du terrain et sur quels leviers pouvons-nous agir ? Je veux que les décisions prises en faveur de notre industrie pharmaceutique reposent sur des données objectives et une analyse approfondie. Les travaux de l’Observatoire doivent nous aider à prendre des décisions qui permettent à la Belgique de rester dans le peloton de tête. ».
Sonja Willems, présidente de l’Observatoire de l’industrie pharmaceutique: « Au cours des dernières années, l’OFI a démontré sa capacité à fournir des éclairages nouveaux et précieux sur les défis et les opportunités auxquels le secteur est confronté. Dans les années à venir, nous souhaitons renforcer encore davantage le suivi intégré et permanent de la performance et de la durabilité de l’écosystème biopharmaceutique belge. »
Frédéric Druck, secrétaire général de bio.be/essenscia: « Créer les conditions propices à l’investissement pour développer, produire et exporter les médicaments de demain en Belgique est aujourd’hui un enjeu stratégique majeur. La compétitivité de notre pays repose sur un écosystème biopharmaceutique unique, où start-ups, scale-ups, centres de recherche, hôpitaux, universités et entreprises se renforcent mutuellement pour transformer l’innovation en croissance et en emplois de qualité. Il est essentiel de suivre cet écosystème dans toutes ses dimensions afin de pouvoir anticiper les opportunités et de prendre les bonnes décisions pour préserver le leadership de la Belgique.”
Caroline Ven, CEO de pharma.be: « Le secteur biopharmaceutique belge s’est forgé une solide réputation internationale, mais cette position est aujourd’hui sous pression, comme le montrent également les derniers chiffres européens du secteur pharmaceutique publiés hier par pharma.be. Nous saluons dès lors la relance de l’OFI et attendons avec intérêt la mise en place d’un outil de suivi de la compétitivité. Celui-ci pourra aider les décideurs politiques à maintenir l’attractivité de la Belgique pour les investissements dans la recherche, les essais cliniques, la production ainsi que le lancement de nouveaux médicaments, au bénéfice de la santé et de la productivité de notre population. »
Xavier Hormaechea, représentant des entreprises HST: « Il est positif que le nouvel OFI accorde une attention particulière à l’ensemble de l’écosystème ainsi qu’à l’ancrage durable des entreprises qui y jouent un rôle clé. Le secteur des sciences de la vie est en effet bien plus qu’un moteur économique. Grâce à l’innovation, à la recherche et à l’amélioration des résultats en matière de santé, nous créons une valeur sociétale durable. La santé n’est pas simplement un coût, mais un investissement qui contribue à une société plus forte, à une économie plus productive et à un avenir durable. »
À propos de l’Observatoire de l’industrie pharmaceutique: L’Observatoire de l’industrie pharmaceutique (OFI) a été créé en 2018 par le gouvernement fédéral avec pour mission d’analyser le secteur pharmaceutique belge, d’évaluer sa position concurrentielle et de formuler des recommandations à l’intention des décideurs politiques. L’OFI est une plateforme de conseil et d’analyse qui réunit des représentants des pouvoirs publics, du secteur biopharmaceutique et du monde académique. Son secrétariat est assuré par le SPF Économie.

