Solution de nettoyage durable de Realco permet un contrôle ciblé des cellules de Listeria monocytogenes
Innovation :
solution de nettoyage à base d'enzymes qui dégrade efficacement les biofilms de Listeria et minimise ainsi le risque de contamination.
Les biofilms sont particulièrement résistants
« Les bactéries Listeria monocytogenes sont résistantes et persistantes», explique Valentine Neirynck, responsable marketing chez Realco. « Elles peuvent créer un biofilm : une fine couche visqueuse de micro-organismes qui adhère à des surfaces telles que les tapis roulants ou les planches à découper. Les nettoyants chimiques classiques ne suffisent pas pour s’en débarrasser. Résultat : les contaminations se multiplient et entraînent des toxi infection d’origine alimentaire et des rappels produits extrêmement coûteux. »
« Realco travaille depuis de nombreuses années avec des enzymes naturelles dans les produits de nettoyage. Nous exploitons à présent cette solution pour dégrader le biofilm de Listeria monocytogenes dans les installations de production alimentaire. »
Efficacité : une réduction prouvée
Le projet SuCoLiB (Sustainable Control of Listeria monocytogenes )Biofilms a démarré il y a plus de trois ans dans le cadre d’un projet européen réunissant plusieurs centres de recherche et universités, parmi lesquels l’INRAE (France), Nofima (Norvège) et l’UCLouvain (Belgique). Après trois années de recherche et développement, Realco a mis au point un prototype industriel de SuCoLiB, un nouveau produit de nettoyage innovant alliant efficacité et durabilité
Valentine Neirynck explique l’effet de la solution novatrice : « SuCoLiB offre une complémentarité innovante au nettoyage et à la désinfection classiques, qui se repose sur l’utilisation d’un cocktail enzymatique et d’une bactériocine. Ce cocktail détruit la couche protectrice des biofilms. L’utilisateur désinfecte ensuite les surfaces, éliminant ainsi complètement Listeria monocytogenes. »
« Les deux étapes se renforcent donc mutuellement et les résultats sont impressionnants. Des tests en laboratoire et des configurations de tests montrent que SuCoLiB dégrade plus de 75 % du biofilm, impliquant une réduction jusqu’à 5 logs (99,9%) de la numération de Listeria monocytogenes. »
Moins d’énergie, moins d’eau
En résumé, SuCoLib garantit la sécurité alimentaire et la réduction du gaspillage alimentaire. Mais la nouvelle approche est aussi plus durable. Le traitement réduit nettement la consommation d’énergie et d’eau ainsi que les rejets chimiques.
L’application a beaucoup de potentiel, selon Valentine Neirynck : « Aujourd’hui, SuCoLiB est surtout destiné aux entreprises alimentaires. Mais les biofilms sont présents partout : dans la production de boissons, dans les environnements pharmaceutiques et même dans les cosmétiques. Là aussi, notre technologie peut faire la différence. »