Après huit années de négociations, l’Union européenne et l’Australie sont parvenues à un accord de libre-échange. Celui-ci pourrait stimuler les exportations européennes vers l’Australie de jusqu’à 33 % au cours des dix prochaines années. Concrètement, l’Australie supprimera notamment des droits de douane allant jusqu’à 5 % sur les produits chimiques et plastiques. Pour le secteur pharmaceutique, les droits de douane étaient déjà en grande partie inexistants.
La Belgique aborde cet accord en position de force : en 2025, les exportations belges de chimie et de pharma vers l’Australie ont atteint environ 900 millions d’euros, soit près de 40 % des exportations belges totales vers ce marché. À l’échelle mondiale toutefois, l’Australie reste encore un marché de niche pour le secteur : elle ne représente que la 31e destination à l’export, avec 0,56 % des exportations totales.
Après les accords conclus avec l’Inde et les pays du Mercosur, cet accord revêt avant tout une importance stratégique dans le contexte géopolitique et géo‑économique actuel. Il contribue à diversifier les débouchés et les chaînes d’approvisionnement, tout en améliorant l’accès aux matières premières critiques. Les prochaines étapes seront décisives : après l’approbation formelle du Conseil, l’accord devra être signé par les deux parties, puis soumis au Parlement européen. Une fois ratifié par l’Australie, il pourra entrer pleinement en vigueur.
