La chimie wallonne relève ses objectifs d’amélioration d'efficacité énergétique à 20% d'ici 2012. De nouvelles pistes sont également à l'étude pour l'avenir.
02/04/2009
Dans le cadre de son accord de branche « Energie », la chimie wallonne s’était engagée à améliorer son efficacité énergétique et à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 16% à l’horizon 2012. Après avoir identifié 240 nouveaux projets d’amélioration énergétique au sein de ses entreprises, essenscia wallonie, la fédération wallonne de l’industrie chimique et des sciences de la vie s’engage aujourd’hui un pas plus loin auprès des ministres wallons de l’énergie et de l’environnement en augmentant son objectif à 20%.
Dans le respect du Protocole de Kyoto, la Wallonie s’est engagée à réduire de 7,5% ses émissions de gaz à effet de serre en 2012 par rapport à 1990. Pour contribuer à cette réduction, essenscia wallonie signe en 2003 une convention environnementale - ou accord de branche - au nom des entreprises wallonnes de la chimie et des sciences de la vie. Cet accord volontaire engage formellement le secteur à réduire ses émissions spécifiques de gaz à effet de serre et à améliorer son l’efficacité énergétique. « Malgré une augmentation de la production de notre industrie de plus 7% depuis 1999, nous avons calculé que plus de 220.000 tonnes de CO2 en valeur absolue ont été évitées annuellement grâce à l’accord de branche au cours de cette même période », explique Bernard Broze, administrateur délégué de essenscia wallonie. Ceci représente grosso modo l’équivalent de ce que 11.000 ménages consomment chaque année pour se chauffer, s’éclairer et se déplacer. « Pour en arriver là, nos entreprises ont réalisé plus de 260 investissements pour un montant total de 53 millions d’euros ». Sur base d’audits énergétiques au sein des entreprises signataires de l’accord de branche, essenscia wallonie annonce aujourd’hui que plus de 240 projets d’amélioration additionnels ont été identifiés. A l’horizon 2012, la réalisation de ces projets devrait permettre une amélioration supplémentaire de 4% de l’efficacité énergétique du secteur. Ce nouvel engagement reste cependant conditionné à une reprise économique. En effet, toute baisse de l’utilisation des capacités de production entraîne inéluctablement une baisse de l’efficacité énergétique. Pour l‘après 2012, la chimie wallonne planche sur de nouvelles pistes d’amélioration. En collaboration avec l’industrie du papier (Cobelpa) et de l’alimentation (Fevia) et avec l’assistance d’un expert technique (Econotec), essenscia wallonie vient de présenter au gouvernement wallon une étude de faisabilité portant sur une nouvelle génération d’accords de branche. Ceux-ci seraient en partie basés sur le cycle de vie des produits. En plus de l’énergie liée à la production sur le site industriel, l’énergie nécessaire à l’extraction/production des matières premières, aux transports ainsi qu’à l’utilisation et au recyclage des produits en fin de vie serait elle aussi prise en compte dans ces nouveaux accords. « La vision et l’ambition sont donc beaucoup plus larges », confirme Bernard Broze. Nous pourrons ainsi mesurer avec précision l’impact de nos entreprises sur le changement climatique. Et, pour ma part, je ne serais pas surpris de constater que nos entreprises qui produisent aussi de nombreuses solutions pour mieux isoler nos maisons et consommer moins d’énergie affichent au final un score positif ! ». Plus d’info: Frank Beckx, porte-parole essenscia, tél. 02 238 97 08, gsm 0476 80 94 74, fbeckx@essenscia.be Bernard Broze, administrateur délégué essenscia wallonie, tél. 02 238 98 09, gsm 0496 59 36 09, bbroze@essenscia.be
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