Les sciences de la vie et la chimie sont plus que jamais les moteurs de l’innovation wallonne
26/05/2008
Les entreprises du secteur de la chimie et des sciences de la vie» sont celles qui investissent le plus en R&D en Région wallonne. Les 715 millions d’euros qu’elles y ont consacrés en 2007 représentent près de la moitié (45%) des dépenses privées wallonnes en R&D. C’est proportionnellement deux fois plus que le propre poids économique de ce secteur dans l’industrie manufacturière régionale.
Dans une économie mondialisée, l’innovation, principalement basée sur la R&D est devenue une nécessité absolue pour se maintenir et gagner des marchés tant intérieurs qu’internationaux. Les entreprises du secteur de la chimie et des sciences de la vie l’ont compris depuis bien longtemps. Ces dix dernières années, elles se sont résolument engagées dans cette direction, avec une croissance moyenne annuelle de 9% des dépenses R&D, c’est à dire plus qu’un doublement des budgets sur cette même période. Tous ces investissements ont généré de nombreux emplois hautement qualifiés (près de 3.000) et font de la Wallonie un acteur-phare dans toute une série de domaines de pointe (biotechnologies, pharmacie, polymères, nanotechnologies…) qui contribuent à apporter des solutions aux grands défis du développement durable que sont la santé, l’énergie ou encore l’environnement. Ces investissements dans la R&D représentent environ 6,5% du chiffre d’affaires du secteur wallon des sciences de la vie et de la chimie (chiffre d’affaires de 10,9 milliards d’euros en 2007). Ce pourcentage qui n’a cessé de croître durant les dix dernières années - comme en témoigne le graphique ci-dessous - place notre secteur dans le peloton de tête des régions européennes. Avec le «plan Marshall» et les «pôles de compétitivité» qui concentrent les moyens pour des projets mettant tous les acteurs de la recherche autour de la table (universités, centres de recherche, centres de formation et entreprises), le gouvernement wallon s’est engagé dans la bonne voie pour soutenir la R&D. De nombreuses entreprises de notre secteur sont d’ailleurs fortement impliquées dans le pôle de compétitivité pharmacie-santé Biowin tandis que d’autres participent au pôle agro-industrie Wagralim. Cependant, essenscia wallonie, la section régionale wallonne de la fédération de l’industrie chimique et des sciences de la vie, demande aux autorités publiques d’encore renforcer leurs efforts en faveur de la R&D. «Un récent rapport du Comité de la Politique scientifique wallon indiquait que les crédits publics alloués se montaient à 0,59 % du PIB, soit bien loin de l’objectif de 1% recommandé par l’Union européenne», déclare Bernard Broze, administrateur délégué de essenscia wallonie. «Par ailleurs, la Région wallonne doit s’atteler au plus vite à supprimer le vide juridique qui a été créé par l’entrée en vigueur au 1er janvier 2008 du nouvel encadrement communautaire des aides d'état à la R&D et innovation, en adoptant le nouveau décret sur les aides R&D et ses arrêtés». Pour essenscia wallonie, ce décret va dans le bon sens dans toute une série de domaines, et notamment parce qu’il fournit des définitions plus précises des différents types de recherche et des nouvelles aides disponibles. L’autre préoccupation importante du secteur reste la désaffection des jeunes pour les études scientifiques, qui risque d’amener à une pénurie de chercheurs. «Des actions urgentes doivent être prises par nos ministres de l’enseignement francophone», poursuit Bernard Broze. «Nous sommes prêts à participer à la réflexion et à collaborer à toutes les actions pour lesquelles notre contribution serait jugée utile.» Contacts : Bernard Broze, administrateur délégué de essenscia wallonie, tél. 02 238 98 09, gsm 0496 59 36 09 Plus d’info: Frank Beckx, porte-parole essenscia, tél. 02 238 97 08, gsm 0476 80 94 74, fbeckx@essenscia.be Bernard Broze, administrateur délégué essenscia wallonie, tél. 02 238 98 09, gsm 0496 59 36 09
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