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Climat

Climat : pas de solution réelle sans une politique mondiale équilibrée et cohérente

L’industrie chimique et des sciences de la vie continuera à prendre ses responsabilités et à apporter une contribution équitable à la réduction continue des émissions de gaz à effet de serre pourvu que l’effort en la matière soit mondial, porté par l’ensemble des acteurs et s’inscrive dans le cadre du développement durable.

Contexte

En 1997, plus de 180 pays ont signé le Protocole de Kyoto. Avec cet accord, les pays industrialisés s’engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (CO2, N2O, HFC, CH4, SF6 et PFC) en moyenne de 5,2% entre 2008 et 2012, par rapport aux émissions de 1990. Les mécanismes de flexibilité (mise en œuvre conjointe, commerce de droits d’émission, mécanisme de développement propre, puits de carbone) permettent aux pays signataires du protocole de Kyoto de réaliser une partie de leurs efforts à l’étranger. La Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 7,5% pour la même période.

Depuis 2005, l’Union européenne a mis en place un marché de quotas d’émission de gaz à effet de serre pour certaines entreprises industrielles grandes émettrices (Emission Trading System ou ETS), dont bon nombre d’industries chimiques.

En janvier 2008, la Commission européenne a publié son « Package Climat », qui concrétise les objectifs du Conseil européen des 3 X 20 pour 2020 :

  • 20% de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990
  • 20% de la consommation finale d’énergie provenant d’énergies renouvelables (dont 10% de biofuels)
  • 20% d’amélioration de l’efficacité énergétique

Importance pour l’industrie chimique et des sciences de la vie

Les enjeux sont énormes pour la chimie. A la fois vu la grande consommation d’énergie du secteur et la question de l’efficacité énergétique qui en découle mais également en raison des solutions que la chimie peut apporter pour résoudre ce défi mondial, notamment en matière de réduction des consommations de carburant pour les transports et d’isolation des bâtiments.

Position du secteur

essenscia se réjouit de l’approche européenne adoptée dans le cadre de l’ETS car celle-ci permet d’éviter les distorsions de concurrence entre entreprises situées dans des pays différents. Il reste toutefois à résoudre deux points essentiels : 1. la définition des secteurs et sous-secteurs exposés à la concurrence internationale (et donc bénéficiant d’allocation partielle gratuite des quotas d’émissions de l’ETS) ; 2. la question de l’impact du système ETS sur les prix de l’électricité.

Pour les secteurs non ETS, les objectifs définis par pays (soit moins 15% pour la Belgique entre 2005 et 2020) sont très ambitieux. Ceci impliquera des politiques courageuses afin de réformer en profondeur les modes de consommation et de déplacement tant des ménages que des entreprises.

En ce qui concerne la politique des énergies renouvelables, essenscia regrette l’absence d’une approche européenne. L’atteinte  d’objectifs par pays sera d’autant plus difficile et coûteuse qu’il n’a pas été tenu compte du potentiel technique et économique pour le développement de sources d’énergie renouvelable. C’est pourquoi essenscia demande que le système d’échanges de « garantie d’origine » soit rendu le plus flexible possible. L’enjeu est de permettre le développement d’énergies renouvelables, à l’endroit et selon les technologies qui seront jugées les plus efficaces.

L’industrie chimique continuera à prendre ses responsabilités et à apporter une contribution équitable à la réduction continue des émissions de gaz à effet de serre. Elle a interpellé les autorités européennes, nationales et régionales pour qu’elles mettent en oeuvre toutes les modalités du Protocole de Kyoto, notamment les mécanismes de flexibilité, d’une manière qui préserve sa compétitivité internationale et ses possibilités de développement.

En Belgique, des « accords de branche » de type benchmarking ou audit ont été conclus avec les autorités régionales. Il s’agit d’engagements volontaires par lesquels l’industrie se fixe des objectifs spécifiques d’amélioration de son efficience énergétique. En contrepartie, elle bénéficie d’une exonération de certaines taxes et contraintes et obtient les droits d’émission nécessaires pour pouvoir poursuivre et développer ses activités dans notre pays.

Recommandations pour le post 2012

Les recommandations de essenscia pour le post 2012 se résument en quatre messages-clés :

  1. Approche mondiale pour un problème mondial.
  2. Maintien d’un «  level playing field » européen, c'est-à-dire a) une approche européenne pour les activités industrielles; b) une harmonisation des politiques climatique, énergétique et de sécurité d’approvisionnement.
  3. Prise en compte des aspects économiques et scientifiques, notamment en ce qui concerne a) les renouvelables, l’utilisation rationnelle de l’énergie, la gestion de la demande, la cogénération ; b) les innovations technologiques, la R&D (préventive et curative) ; c) les avantages liés au nucléaire.
  4. Implication équilibrée de tous les acteurs (pays, mais aussi les autres acteurs économiques comme les transports et les ménages).

Ce n’est que moyennant le respect de ces quatre conditions que la lutte contre les changements climatiques sera efficace.

Contacts :
Els Brouwers, ebrouwers@essenscia.be , tél 02 238 97 38
Isabelle Chaput, ichaput@essenscia.be, tél. 02 238 97 67
Peter Claes, pclaes@essenscia.be, tél 02 238 97 35
Patrick Degand, pdegand@essenscia.be, tél. 02 238 98 51

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A propos du climat

 

Un level playing field pour une approche effective du changement climatique   Carte blanche publiée dans "La Libre Belgique" du 11/12/2008

Plan climat européen : CO2 contre chômage ?, carte blanche publiée dans "Le Soir" du 22/10/2008

livret sur le climat 2008

Un livret pratique publié par le FEB qui fait le point sur les défis climatiques, sur base de chiffres tirés des sources internationales reconnues.

climate change cefic

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